les miracles du coran + Entrer dans la mosquée en état d'impureté ( Shaykh Al-Albânî )

les miracles du coran reveler il y a 1430 ans...

assalam aleykoum wr wb,

L'entrée dans la mosquée de la femme en état de menstrues, surtout en cas de nécessité, d'après le hadith de cÂ'ishah qui rapporte : « Le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) m'a dit : « Apporte-moi la natte qui est dans la mosquée. » Je dis : « J'ai mes règles. » Il dit : « Tu n'es pas responsable de tes règles. » Je la lui ai donc apportée. » (Muslim et d'autres)

Ce que l'on tire du hadith :

At-Tirmidhî a dit : « Le hadith de cÂ'ishah est Hasan-Sahîh, c'est l'avis de l'ensemble des savants et nous ne connaissons pas une seule divergence sur le fait que la femme en état de menstrues puisse prendre une chose dans la mosquée. »

Al-Khattâbî a dit dans Al-Macâlim : « On peut tirer du hadith que la femme en état de menstrues peut prendre quelque chose de sa main dans la mosquée, et celui qui jure de ne pas entrer dans une maison ou une mosquée ne parjure pas en faisant pénétrer sa main ou seulement une partie de son corps, et ce tant qu'il n'entre pas totalement. »

Ses propos montrent qu'il a compris du hadith que cÂ'ishah n'a rentré que sa main dans la mosquée, c'est pour cela qu'il a fait cette déduction concernant celui qui prête serment. C'est une compréhension sous-jacente et une limitation du hadith que rien n'indique. Il est possible que Al-Khattâbî soit d'avis que la femme en état de menstrues ne peut entrer dans la mosquée, en raison d'une preuve qu'il possède et par laquelle il a restreint la portée de ce hadith. Cela aurait été correct si sa preuve était authentique, mais elle ne l'est pas, comme nous allons le montrer, ainsi le hadith doit garder sa portée générale.

Cela est confirmé par ce que rapporte Sufyân d'après Manbûn, d'après sa mère qui dit : « J'étais chez Maymûnah lorsque Ibn cAbbâs est arrivé. Elle lui dit : « Ô mon enfant ! Qu'ont tes cheveux à être ébouriffés de la sorte ? » Il dit : « Umm cAmmâr a ses règles. » Elle répondit : « Et alors mon enfant ! Qu'ont à voir les règles avec la main ? Le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) entrait chez l'une d'entre nous alors qu'elle avait ses règles, il posait sa tête sur son giron et lisait le Coran, puis l'une d'entre nous posait sa natte dans la mosquée. Oui mon enfant ! Qu'ont à voir les règles avec la main ? »

An-Nasâ'î l'a rapporté (1/53-68) en des termes plus courts : « Elle étalait sa natte [dans la mosquée] alors qu'elle avait ses règles. »

As-Shawkânî a dit (1/199) : « [...] C'est une preuve pour qui est d'avis de la permission pour la femme en état de menstrues de pénétrer dans la mosquée par nécessité [...] »

[Ensuite shaykh Al-Albânî a rapporté plusieurs versions du hadith, en des termes très proches, et il en a commenté les chaînes de transmission. Puis il a rappelé plusieurs hadiths faibles à ce sujet, parmi lesquels :]

Abû Dâwûd (1/36) rapporte d'après cÂ'ishah : « Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) est arrivé alors que les maisons de ses compagnons donnaient toutes sur la mosquée. Il dit : « Détournez [l'entrée] de ces maisons de la mosquée. » Personne ne fit rien dans l'espoir que le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) leur accorde une permission. Il se rendit vers eux et dit : « Détournez [l'entrée] de ces maisons de la mosquée, car je ne permets pas l'entrée dans la mosquée à toute femme en état de menstrues, et à toute personne en état de grande impureté. »

Ibn Mâjah (1/222) rapporte d'après Mamdûh Ad-Dhuhalî : « Umm Salamah m'a dit : « Le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) s'est mis au milieu de cette mosquée et a dit de sa voix la plus haute : « L'entrée à la mosquée n'est pas permise à la femme en état de menstrues et la personne en état de grande impureté. » (et dans une version, il ajouta : « Sauf pour le Prophète, ses épouses, cAlî et Fâtimah fille de Muhammad. »

At-Tirmidhî rapporte (2/300) d'après Abû Sacîd que le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Ô cAlî ! Personne n'a le droit d'être en état de grande impureté dans cette mosquée, sauf moi et toi. »

[...] Nous voyons ainsi qu'il n'y a aucun hadith authentique interdisant à la femme en état de menstrues ou à la personne en état de grande impureté de rentrer dans la mosquée. La base est que l'entrée est permise, et on ne peut délaisser cela qu'avec un Texte authentique faisant office de preuve, surtout que plusieurs Textes appuient cette règle de base, comme la parole du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) : « Apporte-moi la natte qui est dans la mosquée. » et d'autres qui vont suivre.

Ibn Hazm a dit : « Il est permis à la femme en état de menstrues ou de lochies de se marier et d'entrer à la mosquée, de même pour la personne en état de grande impureté, car aucune interdiction n'a été rapportée à ce sujet. Et le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Le croyant n'est jamais impur. » De nombreux pauvres dormaient à la mosquée en présence du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam), et nul doute que certains d'entre eux se retrouvaient parfois en état de grande impureté, mais on ne le leur a jamais interdit de rester dans la mosquée.

Certains ont dit que la personne en état de grand impureté et la femme en état de menstrues ne pouvaient entrer dans la mosquée que pour la traverser, c'est l'avis de As-Shâficî, et ils ont donné pour preuve la Parole d'Allah :

« Ô vous les croyants ! N'approchez pas de la prière tant que vous êtes en état d'ivresse, jusqu'à ce que vous sachiez ce que vous dites, ou en état de grande impureté - à moins que vous ne soyez en voyage - jusqu'à ce que vous ayez pris un bain rituel. » [An-Nisâ', v.43]

Ils ont prétendu que Zayd Ibn Aslam et d'autres que lui ont dit : le sens de ce verset est qu'ils ne doivent pas s'approcher des lieux de prière.

Ibn Hazm a dit : « Les propos de Zayd ne sont pas une preuve, et même si cela lui était réellement attribué, cela serait une erreur de sa part, car il ne lui est pas permis de supposer qu'Allah (I) aurait voulu dire : « N'approchez pas des lieux de prière » mais nous l'aurait caché en disant : « N'approchez pas de la prière » Et on a rapporté de cAlî Ibn Abî Tâlib, Ibn cAbbâs et d'un groupe de compagnons, que le verset concerne la prière. »

Mâlik a dit : « Il ne doit pas la traverser. »

Abû Hanîfah et Sufyân ont dit : « Il ne doit pas la traverser, mais s'il y est contraint, il doit accomplir auparavant les ablutions sèches (At-Tayammum).... »

Ils ont appuyé cette interdiction sur les hadiths cités précédemment, puis Ibn Hazm a dit : « Et tout cela est faux. » Puis il exposa les défauts dans les chaînes de transmission comme nous l'avons fait, puis il cita d'après Al-Bukhârî, un hadith rapporté par cÂ'ishah : « Une jeune fille noire fut affranchie par une tribu arabe, elle vint au Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) et embrassa l'islam. Elle demeurait dans un abri dans la mosquée. »

Ibn Hazm dit : « Cette femme habitait dans la mosquée du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam), et il est connu que les femmes ont leurs menstrues, et le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) ne lui a pas interdit pour autant de résider dans la mosquée, et tout ce que le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) n'interdit pas est permis. »

Il dit : « Si l'entrée à la mosquée était interdite à la femme en état de menstrues, le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) en aurait informé cÂ'ishah lorsqu'elle eut ses règles [pendant le pèlerinage] et que le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) ne lui a interdit que de tourner autour de la Kacbah. Il est faux de leur interdire l'entrée à la mosquée, car le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) n'a pas interdit l'entrée mais seulement de tourner autour de la Kacbah. C'est également l'avis de Al-Mazanî, Dawûd et d'autres. »

Al-Qurtubî dit dans son Tafsîr (5/206) : « Un groupe de savants a permis à la personne en état de grande impureté d'entrer à la mosquée, et certains se sont appuyés sur le parole du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) : « Le croyant n'est jamais impur. » Ibn Al-Mundhir a dit : « et c'est notre avis. » »

Je dis : D'autres ont pris un avis médian en disant qu'il lui était permis d'entrer après avoir accompli ses ablutions [Al-Wudû'] Ainsi on trouve dans Tafsîr Al-Macâd de Ibn Kathîr (1/502) : « L'imam Ahmad fut d'avis qu'il était permis à la personne en état de grande impureté de rester dans la mosquée après avoir accompli ses ablutions, en raison de ce qu'il a rapporté, lui et Sacîd Ibn Mansûr dans ses Sunan disant que les Compagnons le faisaient. [...] cAtâ' Ibn Yasâr rapporte : « J'ai vu des compagnons du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) s'asseoir dans la mosquée alors qu'ils étaient en état de grande impureté après avoir accompli leurs ablutions comme pour la prière. » La chaîne de transmission est authentique selon les conditions de Muslim. Et Allah est plus savant. »

Je dis : Ad-Dârimî rapporte (1/265) d'après Jâbir : « Nous marchions dans la mosquée en état de grande impureté, et nous ne voyions aucun mal en cela. » [La chaîne de transmissions n'est pas exempte de remarques.]

Mais accomplir ses ablutions est préférable en raison de la pratique des Compagnons. Et Allah est plus savant.

En résumé : Il n'y a aucune preuve pour interdire à la femme en état de menstrues et à la personne en état de grande impureté d'entrer dans la mosquée. Donc à la base, cela est permis ; et cela a été étayé par des preuves. Et c'est Allah qui accorde le succès.

Source : Ahkâm Al-Masâjid, p.165-178


wa salam

# Posté le samedi 04 novembre 2006 13:30

Modifié le jeudi 28 décembre 2006 15:02

verset sur le paradis + La récompense du pèlerinage ( Shaykh Al-Albânî )

no comment...


assalam aleykoum wr wb,


Nous rappelons la parole du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam), et vous les arabes, vous nous aiderez à comprendre ce hadith, son sens est-il global ou spécifique : « Les cinq prières sont semblables à une rivière coulant devant la maison de l'un d'entre vous et dans laquelle il se laverait cinq fois par jour. Pensez-vous qu'il resterait une quelconque saleté sur son corps ? – Non, ô Messager d'Allah ! – Il en est de même pour les cinq prières par lesquelles Allah pardonne les péchés. » S'agit-il exclusivement des petits péchés, ou de petits et grands péchés ? Que comprenez-vous de ce hadith ? « Pensez-vous qu'il resterait une quelconque saleté sur son corps ? » les premiers arabes ont dit : non. Ainsi, si nous voulons expliquer ce hadith en disant qu'il ne concerne que les petits péchés, nous devrions dire : Pensez-vous qu'il resterait une quelconque saleté sur son corps ? – Non, c'est-à-dire aucun petite saleté, mais les grandes saletés sont toujours présentes sur l'ensemble du corps. Est-ce là le sens du hadith ? Je ne pense pas qu'un non arabe comme moi puisse dire cela et le comprendre de cette manière. C'est pourquoi il faut comprendre des hadiths évoquant le pardon des péchés, qu'ils concernent la prière ou le pèlerinage, qu'ils concernent l'ensemble des péchés, grands ou petits.

Il en est exactement de même pour ce hadith – et le pèlerinage arrive bientôt, si Allah le veut : « Celui qui accomplit le pèlerinage sans avoir de rapport sexuel ou commettre quelconque perversité, revient de son pèlerinage comme au jour de sa naissance. » L'enfant naît-il avec des fautes et des grands péchés ? Naturellement non, donc les hadiths évoquant le pardon des péchés concernent les petits et grands péchés. Mais, ce qu'il faut signaler et qui lève l'ambiguïté chez certaines personnes concernant celui qui commet comme on dit dans le Shâm 99% de péchés mais accomplit la prière verra ses péchés pardonnés même s'ils sont aussi nombreux que l'écume de la mer.

Je veux attirer votre attention sur le fait que la prière qui vient expier les grands péchés et a fortiori les petits péchés, n'est pas notre prière. Nous suffit d'obtenir de notre prière la moitié de sa récompense, car le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit dans un hadith authentique : « L'homme accomplit une prière dont il n'obtient que le dixième de la récompense, le neuvième, le huitième, le septième, le sixième, le cinquième, le quart, le tiers, ou la moitié. » Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) s'est arrêté à la moitié et cela signifie que les gens ne tireront que la moitié de récompense de la meilleure prière qu'ils puissent accomplir. Alors que dire de celui qui n'en obtient même pas le dixième ? Celui qui accomplit une prière dont il obtient la moitié de la récompense, a-t-il accompli la prière qui expie les grands péchés ? Ceci est une chose.

Puis, lorsque le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « il revient de son pèlerinage comme au jour de sa naissance. » S'agit-il du pèlerinage que nous accomplissons à notre époque, où la plupart des gens n'accomplissent même pas en apparence le pèlerinage de la manière dont le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) l'a accompli. Plus encore, ils introduisent des extravagances pour se soustraire à l'accomplissement de nombreux actes obligatoires. Aujourd'hui, nous débattions avec un individu que nous considérons parmi les musulmans pieux, in shâ Allah, sur une faiblesse que nous connaissons de lui. Il voulait que nous lui donnions une fatwa, pour charger quelqu'un de lapider à sa place les stèles au deuxième jour de campement à Minâ. C'est-à-dire qu'il voulait partir avant que cela ne soit permis en chargeant quelqu'un de lapider pour lui. Et les exemples de la sorte sont très nombreux. Ils cherchent par tous les moyens à réduire les actes du pèlerinage au point d'en faire un acte purement apparent.

Ce mérite : « il revient de son pèlerinage comme au jour de sa naissance. » convient-il à la plupart des pèlerins qui n'accomplissement même pas le pèlerinage comme il se doit en apparence. De plus, les pèlerins de nos jours s'en tiennent-ils aux qualités nécessaires pour obtenir l'expiation des péchés « sans avoir de rapport sexuel ou commettre quelconque perversité » et qu'on puisse dire : que tel pèlerin se réjouisse, on lui a pardonné de tous ses péchés ! Non, au contraire on ne peut dire à une grande partie des pèlerins que leur pèlerinage est accepté. Et pour un autre groupe de pèlerins, et nous en avons entendu certains insulter la religion et le Seigneur de l'univers, alors qu'ils pensent qu'ils sont sortis pour accomplir le pèlerinage pour Allah, s'applique la parole de ce poète ancien : « Tu n'as pas accompli le pèlerinage, mais c'est ta monture qui l'a accompli. »

Si l'on se remémore toutes ces vérités qui sont en résumé : qu'aucun prieur n'accomplit une prière complète, et qu'aucun pèlerin n'accomplit un pèlerinage complet. S'il en est ainsi, accomplir une prière qui expie tous les péchés et un pèlerinage qui expie également tous les péchés est comme on disait dans le passé plus rare que la chamelle rousse. Ces hadiths sont donc des hadiths d'encouragement et d'avertissement qui encouragent le prieur à accomplir de la meilleure manière sa prière afin d'atteindre ce pardon. Par contre, être sûr d'atteindre ce pardon est loin du sens voulu (dans le hadith). De même pour le pèlerinage, on doit essayer d'accomplir le pèlerinage vers la Maison Sacrée d'Allah en délaissant la perversité, les mauvaises paroles, les disputes, comme Allah dit : « Le pèlerinage a lieu pendant des mois connus. Et pour celui qui se met en état de sacralisation, point de rapport sexuel, ni de perversité, ni de dispute pendant le pèlerinage. » Celui qui s'efforce d'accomplir son pèlerinage de la meilleure façon comme cela a été rapporté dans le verset et les hadiths peut revenir comme au jour de sa naissance, nettoyé de tous ses péchés. En résumé, on peut espérer le pardon de tous les péchés pour celui qui accomplit sa prière et son pèlerinage à la perfection.

Q : Mais n'y a-t-il pas une contradiction avec le hadith qui dit que les péchés du vendredi au vendredi suivant sont pardonnés, tant qu'on évite les grands péchés ?

R : Cette spécification est semblable à celle citée dans le hadith disant que la prière en groupe est supérieure à la prière seul de 25 degrés, puis il a été dit 27, et Allah accorde ce qu'Il veut à Ses serviteurs. Cela a été dit avant la hadith : « il revient de son pèlerinage comme au jour de sa naissance. » ou cet autre hadith : « Pensez-vous qu'il resterait une quelconque saleté sur son corps ? »


Traduit et publié par les Salafis de l'Est

pour ecouter le Shaykh Al-Albânî : cliquez


wa salam

# Posté le samedi 04 novembre 2006 13:28

Modifié le jeudi 28 décembre 2006 15:06

NASHEED 1 + Quelle récompense pour les femmes ? ( Shaykh Al-'Uthaymîn )

ملكنا نشيد إسلامى ملكنا هذه الدنيا قرونا Islamic nasheed Malacna Hazehe Al Donia Kronan


assalam aleykoum wr wb,


Question : Si une femme est parmi les gens du Paradis mais qu'elle ne s'est pas mariée en ce bas monde ou que son mari n'entre pas au paradis, qui aura-t-elle [pour mari au Paradis] ?

Réponse : La réponse à cette question est tirée de la globalité de la Parole d'Allah : « Nous somme vos alliés dans la vie présente et dans l'au-delà; et vous y aurez ce que vos âmes désireront et ce que vous réclamerez. Un lieu d'accueil de la part d'un [Seigneur] Pardonneur, Miséricordieux. » [Fussilat, v.31-32.] et de Sa Parole « Et il y aura là [pour eux] tout ce que les âmes désirent et ce qui réjouit les yeux, et vous y demeurerez éternellement » [Az-Zukhruf, v.71]. Si une femme est parmi les gens du Paradis et qu'elle ne s'est pas mariée ou que son mari n'est pas parmi les gens du Paradis, elle aura en entrant au Paradis un mari par les hommes qui ne se sont pas mariés. Ces derniers auront des épouses parmi les houris [les femmes du Paradis] mais aussi parmi les femmes de ce monde s'ils le veulent et que leur âme le désire. De même pour ce qui concerne la femme, si elle n'a pas d'époux ou que celui-ci n'entre pas au Paradis avec elle, elle pourra se marier si elle le veut, et elle aura nécessairement quelqu'un qu'elle désire, et ce d'après le sens global de ces versets. Je n'ai pas de preuve spécifique sur ce thème à ce moment précis, et la science est auprès d'Allah.



Question : Les hommes auront au Paradis des houris, mais qu'auront les femmes ?

Réponse : Allah dit à propos des délices du Paradis : « Nous somme vos alliés dans la vie présente et dans l'au-delà; et vous y aurez ce que vos âmes désireront et ce que vous réclamerez. Un lieu d'accueil de la part d'un [Seigneur] Pardonneur, Miséricordieux. » [Fussilat, v.31-32.] et de Sa Parole « Et il y aura là [pour eux] tout ce que les âmes désirent et ce qui réjouit les yeux, et vous y demeurerez éternellement » [Az-Zukhruf, v.71]. Et il est connu que le mariage est parmi les plus grandes choses que désirent les âmes, et cela se produira pour les gens du Paradis, hommes ou femmes. Ainsi, Allah mariera la femme à celui qui était son époux en ce monde, comme Allah dit : « Seigneur ! Fais-les entrer aux jardins éternels que Tu leur as promis, ainsi qu'aux vertueux parmi leurs ancêtres, leurs épouses et leurs descendants, car c'est Toi le Puissant, le Sage » [Ghâfir, v.8]




Question : Si une femme a eu deux époux en ce monde, avec lequel sera-t-elle [au Paradis] ? Et pourquoi Allah a-t-Il parlé d'épouses pour les hommes et pas d'époux pour les femmes ?

Réponse : Si une femme a eu deux époux en ce monde, elle choisira entre eux au Jour de la Résurrection pour le Paradis. Et si elle n'était pas mariée, Allah l'a mariera avec celui qui la réjouira au Paradis. Au Paradis, les délices ne sont pas réservés aux hommes, mais bien pour les hommes et les femmes, et parmi ces délices : le mariage.

Quant à ce qui est rappelé dans la question concernant le fait qu'Allah ait parlé de plusieurs houris pour les hommes, et qu'Il n'ait pas parlé de plusieurs époux pour les femmes. Nous disons : Allah a parlé de plusieurs épouses pour les hommes car ce sont eux qui demandent et désirent les femmes. Ainsi, Allah a parlé de plusieurs épouses pour les hommes au Paradis, mais pas de plusieurs époux pour les femmes. Mais cela ne veut pas dire qu'elles n'auront pas plusieurs époux, mais elles auront plusieurs époux parmi les fils d'Adam.



Source : Fatâwâ Al-Aqîdah, p.127-129.


wa salam

# Posté le lundi 30 octobre 2006 15:40

Modifié le jeudi 28 décembre 2006 15:10

NASHEED + La condition de la femme dans l'Islam.

Annacheed....

assalam aleykoum wr wb,


Délivrance, amélioration du quotidien et de la situation de l'ensemble des membres d'une communauté, interdisant l'injustice et l'oppression, ordonnant l'équité et le respect de son prochain, l'Islam donna à la femme une place sans équivalent dans aucune autre communauté. Il a reconnu à la femme des capacités et des droits inconditionnels, dans toute gestion d'ordre civil, économique ou personnelle. La femme jouit ainsi de la capacité et du droit d'hériter, de donner, de léguer, de contracter une dette, d'acquérir, de passer un contrat, d'attaquer en justice et d'administrer ses biens. Elle a aussi le droit de choisir librement son mari, de se remarier, après avoir divorcée ou être devenue veuve. Ce dernier droit n'a été reconnu à la femme occidentale que bien tardivement...
Parmi ses droits sur l'homme, on peut citer par exemple : le versement de sa dot lors de son mariage, subvenir à tous ses besoins, quand bien même elle serait la plus riche des personnes, et cohabiter convenablement avec elle... comme il est mentionné dans le verset suivant :

[Et cohabitez avec elles convenablement] (s.4, v.19). Et le Messager de Dieu a dit : « Le meilleur d'entre vous est celui qui est le meilleur avec les femmes. » Rapporté par Hâkim et authentifié par Albâny.

Elle n'est pas obligée de travailler, c'est l'homme qui subvient obligatoirement à ses besoins. Si l'homme venait à refuser d'assouvir ses besoins, alors cela est considéré comme un grave péché. Par ailleurs, si celle-ci venait à travailler, son argent lui appartiendrait et l'homme n'aurait aucun droit dessus. Quant à la double part reconnue à l'homme, dans l'héritage, elle s'explique par les obligations exceptionnelles auxquelles l'homme est astreint, alors que l'exemption de la femme est totale, ses dépenses envers son mari ou ses enfants sont purement volontaires et ceci, quel que soit son degré d'opulence.

De même, chez les Arabes avant l'Islam, elle n'était pas mieux considérée qu'ailleurs. Donner naissance à une fille était à l'époque, considérée comme une calamité, donc pour s'en débarrasser certains enterraient leurs filles vivantes comme il a été critiqué dans le Coran :

[Et lorsqu'on annonce à l'un d'eux [la naissance d'] une fille son visage s'assombrit et une rage profonde [l'envahit]. Il se cache des gens, à cause du malheur qu'on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l'enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement] (s.16, v.58-59). Elle n'avait quasiment aucun droit. L'homme pouvait avoir autant de femmes qu'il le souhaitait sans forcément devoir subvenir aux besoins de chacune. Prostitutions, vagabondages et harcèlements étaient monnaie courante en Arabie.

L'Islam, quant à lui, avait réglementé certaines coutumes païennes, telle la polygamie, qu'il légiféra. Mais, il établit pour le polygame des conditions tellement rigoureuses, que le champ de cette pratique se trouva relativement rétréci. En effet, la polygamie doit s'adapter à certaines exigences telles que l'équité entre les épouses, comme il est mentionné dans le Coran :

Si vous craignez d'être injustes n'épousez qu (S 4, v 3), mais aussi, pouvoir subvenir aux besoins de toutes, etc. En Occident, un homme qui a plusieurs maîtresses ne devrait-il pas être considéré comme un polygame ? Pourquoi reproche-t-on aux musulmans leur polygamie alors que celle-ci est contractée par les liens sacrés du mariage alors qu'on applaudit l'homme qui change de femmes toutes les semaines ?
Le sociologue français Gustave le Bon (1831-1941) l'a d'ailleurs reconnu par ses paroles : « Je ne vois pas en quoi la polygamie légale des Orientaux soit inférieure à la polygamie hypocrite des Européens. Alors que je vois très bien au contraire en quoi elle lui est supérieure ». (La civilisation des Arabes. p. 422) Quant à la polygamie du Prophète qui a toujours été décriée en Occident, elle s'explique surtout par des mobiles d'ordre politique, qui ont incité l'Envoyé de Dieu à ne jamais refuser des offres tribales. Autrement, comment justifier le lien monogame du Prophète avec sa première femme Khadîdja, qui avait alors atteint l'âge de la maturité (40 ans) alors que le Prophète était encore dans la fleur de l'âge (25 ans). Il vécut 25 ans avec elle, sans jamais penser à prendre une autre femme, elle mourut à l'age de 65 ans.
Dans la plupart des pays occidentaux, un problème persiste : le divorce ? Son taux a atteint les 60 %. Quelle est la signification de ce chiffre ? Cela sous-entend assurément que la structure sociale en Occident n'est pas équilibrée et tend à démanteler les liens entre les époux qui résulte à la destruction du mariage. Ce résultat était facile à prévoir : en Occident, les fréquentations mixtes sont libres à l'excès, la consommation d'alcool est répandue et le manque de pudeur de certaines femmes contribue à l'adultère, mais les hommes sont aussi responsables. Cela est une chose aisée pour ceux qui ne craignent pas Dieu. Dans tous ces pays, la formule est la suivante : hommes, femmes, alcool, nudité, fréquentations libres, ayant pour résultat la destruction du mariage, des enfants illégitimes et malheureux.

C'est pour toutes ces raisons que l'islam interdit les fréquentations libres, prône l'interdiction de l'alcool, et la préservation de la pudeur, ayant pour résultat la protection du mariage, des enfants légitimes et heureux. Le sociologue français Gustave le Bon l'a également reconnu par ses paroles : « La situation légale de la femme mariée, telle qu'elle est réglée par le Coran et ses commentateurs est bien plus avantageuse que celle de la femme européenne ». (G. Le Bon p. 436).

Avec l'Islam, la femme retrouva sa dignité, son honneur et son humanité. Elle existe vraiment, tient un rôle concret et est indispensable au maintien de la société. La femme dans Islam est : lumière, pudeur, bon comportement, chasteté, pureté, beauté... Chez elle avec son mari et ses enfants, elle est servie, honorée, chérie, respectée, préservée, et aimée. Elle a été créée à partir de la côte de l'homme, les rendant ainsi inséparable, se complétant, et dépendant l'un de l'autre

[Elles sont pour vous un vêtement et vous êtes pour elles un vêtement] (s.2, v.187). Et le fait qu'ils soient de la même origine comme l'a dit le prophète (paix et salut d'Allah sur lui) : « Les femmes sont les cons½urs de l'homme », (Rapporté par Tirmidhy et authentifié par Albâny) augmente ainsi le sentiment d'unité et les rapproche par un lien d'interdépendance inaltérable..

Il doit donc prendre soin d'elle comme de sa propre personne, car elle est une partie de lui-même :

[Parmi Ses signes Il a crée de vous, pour vous des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles, et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. ](s.30, v.21), et comme le mentionne un hadith : « Veuillez du bien aux femmes. » Rapporté par Boukhâry et Mouslim.

Quel que soit sa situation, qu'elle soit épouse, fille, mère, il a été ordonné à l'homme de bien se comporter avec la femme. Faire le contraire est donc une désobéissance et passible d'un châtiment divin. Le Prophète (paix et salut d'Allah sur lui) a en effet dit : « Le croyant qui a la foi la plus parfaite est celui qui a le meilleur comportement. Les meilleurs d'entre vous, sont les meilleurs avec leurs femmes » Rapporté par Hâkim et authentifié par Albâny.
L'homme marié doit chérir sa femme, bien lui parler, patienter sur ses défauts, lui apprendre sa religion...
S'il divorce, il doit lui verser une pension et la loger d'une durée de trois menstrues, avant qu'elle ne puisse se remarier, comme il est dit dans le Coran :

[Et faites que ces femmes habitent où vous habitez, et suivant vos moyens. Et ne cherchez pas à leur nuire en les contraignant à vivre à l'étroit. Et si elles sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu'à ce qu'elles aient accouché. Puis, si elles allaitent [l'enfant né] de vous, donnez-leur leurs salaires. Et concertez-vous [à ce sujet] de façon convenable] (s.65, v.6).
S'il a des filles, qu'il leur apprenne leur religion, les éduque comme il se doit, ne les opprime pas, et elles seront pour lui un accès au Paradis comme il est dit dans le hadith suivant : « Celui qui a une fille, ne l'accable pas, ne la blâme pas, ne fait pas de différence entre elle et son fils : Allah le fera entrer au Paradis. » Il est aussi rapporté : « Celui qui éduque deux filles jusqu'à ce qu'elles atteignent l'âge de la puberté, lui et moi ressusciterons le jour de la résurrection de cette façon (et il joignit les doigts de sa main.) » Rapporté par Mouslim.
S'il a une mère, il doit être meilleur avec elle, car elle l'a porté pendant neuf mois. Elle a sacrifié son temps et sa vie pour s'occuper de lui. Il est dit dans le Coran :

[Et Nous avons enjoint à l'homme de la bonté envers son père et sa mère : sa mère l'a péniblement porté et en a péniblement accouché ; et sa gestation et son sevrage durent trente mois] (s.46, v.15). Il est aussi dit :

[Et ton Seigneur a décrété : « N'adorez que Lui, et [marquez] de la bonté envers le père et la mère] (s.17, v.23).
Et si cette femme est une étrangère, il doit aussi bien se comporter avec elle. L'aider fait partie de l'Islam et être injuste envers elle est un grand péché, comme le Prophète (paix et salut d'Allah sur lui) a dit : « Ô seigneur ! Je mettrai dans la gêne ceux qui s'en prennent aux droits des deux faibles : l'orphelin et la femme. » Rapporté par Nassâï et Ibn mâjah et considéré comme bon par Albâny.
La femme est un pilier dans la société dont le bon fonctionnement dépend d'elle. Si elle dévie, c'est toute la communauté qui en paiera le prix comme cela se passe de nos jours. Alors que dans l'Islam, dès les premières décades de l'ère hégirienne, la femme put s'imposer par sa large et efficace participation à côté de l'homme, dans la vie culturelle et sociale de la communauté musulmane. Aicha (épouse du Prophète et fille du ler Calife) avait une profonde érudition, qui à moins de 20 ans, fit d'elle une des plus brillantes figures de l'époque. Les grands compagnons du Prophète venaient la consulter sur les questions juridiques, historiques, littéraires et même médicales. Elle fait d'ailleurs partie de ceux qui rapportèrent le plus de hadiths (actes et paroles du prophète).
Le prophète encouragea l'enseignement des femmes, en disant : « Rechercher la science est une obligation pour tout musulman. » Rapporté par Ibn Mâjah et authentifié par Albâny. Cela concerne aussi bien l'homme que la femme. Une femme vint voir le prophète et lui dit : « Ô messager de Dieu ! Les hommes se sont emparés de toutes tes paroles, consacre-nous donc un moment pour que l'on puisse te rencontrer et nous enseigner ce qu'Allah t'a appris. » Le prophète dit : « Réunissez-vous ce jour-là et ce jour-ci. » Ce qu'elles firent aussitôt ; durant ces jours, le prophète leur enseignait ce qu'Allah lui apprenait. Rapporté par Mouslim.
Désormais, le champ d'action culturel de la femme s'élargit de plus en plus. Ibn Hajar, un des célèbres imams de l'Islam, cite dans ses oeuvres biographiques, plus de quinze cents femmes parmi lesquelles figurent des juristes et des savantes.
Auprès d'Allah, la femme n'est aucunement inférieure à l'homme dans ses droits. Chacun dispose d'un rôle approprié avec des droits et des devoirs. Une personne n'est supérieure à une autre que par sa piété et non par son origine ou sa richesse, comme il est dit dans le Coran :

[Certes, le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. ] (s.49, v.13). Le messager de Dieu dit également : « Ô vous les gens ! Votre Seigneur est unique et votre père est unique ; vous descendez tous d'Adam et Adam provient de la terre. Assurément, le plus noble d'entre vous auprès d'Allah, est le plus pieux et l'arabe n'a pas plus de mérite que le non arabe sauf s'il se distingue par la piété. » Authentifié par Albâny dans A-targhîb wa A-tarhîb
En somme, on peut se rendre compte que la femme n'est pas opprimée en Islam. Et ceux qui prétendent le contraire sont, ou des adversaires de la religion, moyennant la ruse et le mensonge pour en éloigner les gens ; ou alors, ce sont des ignorants, qui suivent aveuglément et croient tout ce qui se dit, sans prendre la peine de vérifier ces informations.
Par ailleurs, alors que l'Islam nous inculque le bon comportement avec les femmes, certains musulmans n'agissent pas comme il convient. Bien que l'Islam désavoue leurs attitudes, leurs comportements contribuent malheureusement à souiller cette religion, faire fuir les gens et créer par la même occasion des amalgames. Le Prophète est la meilleure des créatures et un exemple pour tous. Il avait un comportement inégalable avec ses femmes : il était doux et clément envers elles, demandait leur avis, les aidait dans les tâches ménagères, plaisantait avec elles, ne levait pas la voix sur elles et ne les frappait pas... Il est un modèle pour tous :

[En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre] ] (s.33, v.21). Il nous incombe donc de le suivre.
Il n'y a qu'un Islam. Son enseignement se fait à travers le Coran et la Sunna (tradition prophétique) et non pas par les gens. Sinon il y aurait autant d'islams qu'il y a d'individus. Car chacun comprendrait l'Islam à sa manière. En connaissant véritablement ce qu'est l'Islam, on connaîtra alors les musulmans dans le vrai sens du terme, et on évitera ainsi les amalgames et les préjugés.
La femme est une perle précieuse, il faut donc qu'elle se protège. C'est un trésor à la valeur inestimable, il faut donc qu'elle se mette à l'abri des machiavéliques intentions. C'est pour cette noble raison qui lui a été demandée de se voiler. Son voile n'est autre que sa dignité.
Dieu dit :

[O Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et très Miséricordieux] (s.33 v.59). Le voile permet à la femme de se protéger des turpitudes, d'être respectée et de préserver ainsi son honneur et sa pudeur.
De même, Dieu dit :

[Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d'avant l'Islam] (s.33 v.33). Dieu a conseillé aux femmes du Prophète de rester chez elles, et cela est valable pour toutes les autres femmes. Mais cela ne signifie pas qu'elles doivent être emprisonnées chez elle à longueur de journée. Dans toute chose il y a un juste milieu. En effet, le prophète n'enfermait pas la femme à la maison, comme ils prétendent ! Au contraire, il lui a permis de sortir lorsqu'elle avait des choses à faire, mais aussi pour rendre visite à ses proches et ses amis, pour rendre visite au malade, etc. Il lui a permis également d'aller à la mosquée, en disant : « N'empêchez pas les femmes d'aller aux mosquées. » Rapporté par Ahmad et Aboû Dawoûd et authentifié par Albâny.
De plus, le prophète aimait la compagnie de sa femme lors des invitations et les refusait si jamais l'inviteur n'admettait pas sa femme avec lui. D'après Anas, qui raconte que le prophète avait un voisin persan connu pour ses mets délicieux. Ce voisin prépara un plat pour le prophète et le convia à sa table. Le prophète lui dit : « Et mon épouse ? » (En parlant de son épouse Aïcha qu'Allah l'agrée) » Il répondit : « Non (je ne l'invite pas) » Le prophète rétorqua : « Je refuse donc. » Le voisin réitéra son invitation et le prophète lui redemanda : « Et mon épouse ? » Il répondit : « Non (je ne l'invite pas). » Le prophète rétorqua de nouveau : « Je refuse donc. » Le voisin réitéra une nouvelle fois son invitation et le prophète lui redemanda : « Et mon épouse ? » L'homme, après trois demandes consécutives dit : « Je suis d'accord. » Le prophète et Aïcha se levèrent et se suivirent mutuellement jusqu'à atteindre la maison de l'inviteur. » Rapporté par Mouslim.
La véritable définition de la femme, de la liberté, et du respect se trouve dans l'Islam. La femme ne sera reconnue comme femme que si elle suit ce qui lui aura été demandé. Dans ce cas, elle gagnera le respect ici-bas et le Paradis dans l'au-delà. Le Prophète a dit à cet effet : « Si la femme prie ses cinq (prières), jeûne son mois (ramadan), préserve sa chasteté, écoute son mari : elle entrera au Paradis par la porte qu'elle souhaite. » Rapporté par Ibn Hibbâne et authentifié par Albâny.
Bernée par une idéologie qui prétend émanciper la femme, mais en réalité la dévalorise. Les personnes derrière cela targuent qu'ils ont libéré la femme, mais en l'animalisant ou en l'instrumentalisant. Elle est victime d'une société insidieuse, mais (curieusement) sans s'en rendre compte. L'Islam lui a donné sa véritable valeur, une position de respect et des droits sans équivalent.
Se comporter avec la femme, comme l'Occident le veut, reviendrait à répandre le chaos et l'immoralité qui seraient à leur tour banalisés sur terre comme le montre déjà l'actualité. Se comporter avec la femme comme le veut l'Islam, donc comme Dieu le veut, Créateur, Législateur de lois sages ; aura pour conséquence logique l'harmonie de la société, la sérénité et le bonheur.

Aux Sources de l'Islam.


wa salam

# Posté le lundi 30 octobre 2006 15:16

Modifié le mardi 02 janvier 2007 17:18

PRAYER ( tarawih dans la mosquee IMAM AHMAD IBNI HANBAL ) + La valorisation de la femme en Islam

rien a dire...........
no comment....magnifique...


assalam aleykoum wr wb,


1 - L'Islam ne considère pas la femme comme un être méprisable ou inférieur comme elle l'était dans la Jahiliyya. Au contraire il a mis fin à ce dédain vis à vis de la femme en déclarant qu'elle est la moitié du genre humain. Elle a des droits comme l'homme a des droits et a des devoirs conformes à ses capacités et à sa nature. Quant à l'homme, il a des caractéristiques spécifiques comme la virilité, la force physique, la raison, la patience, ce qui lui permet de la protéger, de la défendre et de la prendre en charge.

2 - Tout comme l'homme, la femme en Islam jouit du droit de faire des transactions, du droit de vendre, d'acheter, d'être propriétaire, etc....

3 - Le Très Haut (Exalté) a dit dans le Coran qu'il nous a créé d'un mâle et d'une femelle, et les seuls critères qui font prévaloir une personne sur une autre sont l'½uvre salutaire et la piété.

Le Très Haut (Exalté) a dit :

{ O hommes ! Nous vous avons crées d'un male et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. } [Sourate 49 - Verset 13]

4 - L'Islam incite les femmes à s'instruire :

Selon Abou Sa'id Al Khoudri : une femme vint dire au Prophète : « O Messager d'Allah ! les hommes se sont réservés à eux seuls tes hadiths. Laisse donc pour nous l'une de tes journées pour nous enseigner ce qu'Allah t'a appris. Il lui dit : « Réunissez-vous tel jour ». Elles se réunirent donc et le Prophète vint à elles et leur enseigna ce qu'Allah lui avait appris. Puis il leur dit : « Chacune d'entre vous qui sera précédée dans l'autre monde par trois de ses enfants trouvera en eux un écran contre le Feu ». L'une d'elles lui demanda : « Et s'ils ne sont que deux ? » Il dit : « Même s'ils ne sont que deux. » [Rapporté par Al Boukhari et Moslim]

5 - La parité homme-femme dans le Coran est un aspect de la valorisation de la femme.

Le Très Haut (Exalté) a dit : { Les musulmans et musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d'aumône, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d'Allah et invocatrices : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense.} [Sourate 33 - Verset 35]

La sourate « les Femmes » : preuve de la valorisation de la femme

Dans le Coran, le Très Haut (Exalté) n'a pas mis de sourate qui porte comme titre « Les Hommes » mais Il a mis (Exalté) la Sourate « les Femmes ». Cela prouve que la femme jouit d'une attention particulière. Cette sourate offre un discours polythématique : celui de la femme, de la famille, de l'état et de la société . Mais tous ces thèmes s'expriment sous le signe prédominant de la femme et de ses droits d'où le titre de la Sourate.

1 - Allah (Exalté) a crée la femme d'une côte de l'homme, et des deux, Il (Exalté) a fait répandre les hommes et les femmes.

Le Très Haut (Exalté) a dit :

{ Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.} [Sourate 4 - Verset 1]

Ce verset fait partie de la profession de foi que le Prophète disait avant d'entamer un discours .Voila pourquoi les prédicateurs et les imams doivent faire de même.

2 - Le devoir de sauvegarder les droits des femmes orphelines. Le Très Haut (Exalté) a dit :

{ Si vous craignez de n'être pas justes envers les orphelins... Il est permis d'épouser deux, trois, ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas faire d'injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille } [Sourate 4 - Verset 3]

'Orwa Ibn Az-Zoubeir questionna 'Aicha [ Qu'Allah soit satisfait d'elle ] à propos des paroles divines suivantes :

{ Si vous craignez de n'être pas justes envers les orphelins. }

Elle répondit : "O fils de ma s½ur, il s'agit de la femme orpheline qui vit sous le toit de son tuteur et devient son associé dans ses biens, et qu'ensuite il est séduit par son argent et sa beauté et désire l'épouser sans lui donner la dot qu'elle mérite, c'est à dire moins que ce que quelqu'un d'autre peut lui donner. Il leur a donc été interdit de les épouser sauf s'ils sont équitables envers elles et appliquent la vraie Sunna dans le don de la dot. Mais s'ils craignent de n'être pas équitables, alors qu'ils épousent ce qui leur plaira d'entre les femmes en dehors d'elles."

De même, 'Orwa rapporte que 'Aicha [ Qu'Allah soit satisfait d'elle ] a dit : "...puis les gens ont consulté le Messager d'Allah au sujet des femmes orphelines après la descente de ce verset (le verset ci-dessus) et Allah révéla :

{ Et ils te consultent à propos de ce qui a été décrété au sujet des femmes }
[Sourate 4 - Verset 127]

Aicha [ Qu'Allah soit satisfait d'elle ] ajouta la suite de ce verset : "Quand vous avez, plus ou moins envie de les épouser" signifie que si on n'a pas envie d'épouser l'orpheline parce qu' elle est pauvre et moins belle, il nous est donc réprouvé d'épouser celle qui nous a séduit par son argent et sa beauté sauf si nous sommes équitables... "

3 - Se contenter d'une seule femme si l'on craint de ne pas être équitable, le Très Haut (Exalté) a dit :

{ mais si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule,
ou des esclaves que vous possédez } [Sourate 4 - Verset 3]

4 - La femme a droit à l'héritage :

Le Très Haut (Exalté) a dit :

{ Aux hommes revient une part de ce qu'ont laissé les père et mère ainsi que les proches; et aux femmes une part de ce qu'ont laissé les père et mère ainsi que les proches , que ce soit peu ou beaucoup : une part fixée } [Sourate 4 - Verset 7]

Pendant la jahiliyya, par contre, seuls les hommes avaient droit à l'héritage.

5 - La part de l'héritage de l'homme est supérieure à celle de la femme :

Allah (Exalté) a dit :

{ Voici ce qu'Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles } [Sourate 4 - Verset 11]

Car c'est à l'homme de dépenser pour sa famille, et c'est lui qui donne la dot à la femme.

Ibn Abbas a dit : "Auparavant les biens du défunt passaient à ses garçons. Aux parents (du défunt) revenait ce qu'il y avait dans le testament fait en leurs faveur, puis Allah a abrogé ce qu'il a voulu abroger de tout cela, il a donné à l'homme l'équivalent de la part de deux femmes, les père et mère du défunt ont droit, chacun d'eux, au sixième ou au tiers de la succession, l'épouse a droit au quart ou au huitième, le mari a droit à la moitié ou au quart." [ Rapporté par Al Boukhari ]

6 - L'homme donne la dot à la femme comme convenue entre les deux parties.

Le Très Haut (Exalté) a dit :

{ Et donnez aux épouses leur mahr de bonne grâce. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon c½ur.} [Sourate 4 - Verset 4]

Ibn Abbas a dit : "Il est réprouvé de fixer une dot sans la donner. Le mari doit donner la dot de bonne grâce .Si de bon gré elle en abandonne quelque chose au mari après la fixation, alors il peut en disposer à son aise."

7 - Le devoir du mari de bien se conduire à l'égard de son épouse.

Le Très Haut (Exalté) a dit : { Et comportez-vous convenablement envers elles } [Sourate 4 - Verset 19] c'est à dire leur dire de bonnes paroles, les traiter conformément au bon usage, prendre soin de soi pour leur plaire, comme on veut qu'elles le fassent pour nous car Allah (Exalté) a dit :

{ Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance} [Sourate 2 - Verset 228]

Le Messager d'Allah a dit : " Les meilleurs d'entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes, et je suis d'entre vous le meilleur avec les miennes" [Rapporté par At-Tirmidhi qualifié d'authentique par Al Albani].

8 - Au mari de bien traiter sa femme même au cas où il a de l'aversion envers elle. Le Très Haut (Exalté) a dit

{ Si vous avez de l'aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien } [Sourate 4 - Verset 19]

Cela signifie que si vous les retenez avec patience malgré l'aversion qu'elles vous inspirent, ceci vous apporterait beaucoup de bien dans ce monde et dans l'au delà.

Ibn Abbas a dit : "Il s'agit là de l'homme qui traite bien sa femme (malgré l'aversion) et qu'ensuite elle donne naissance à un enfant où Allah loge beaucoup de biens."

Le Messager d'Allah a dit : " Qu'un croyant ne déteste pas une croyante. Si l'un de ses côtés lui déplait ; elle lui plaira par un autre." [Rapporté par Moslim]

9 - Il est interdit de reprendre la dot après la séparation des deux conjoints. Allah (Exalté) a dit :

{ Si vous voulez substituer une épouse à une autre, et que vous ayez donné à l'une d'elle un qintar, n'en reprenez rien. Quoi ! Le reprendriez-vous par injustice et péché manifeste ? } [Sourate 4 - Verset 20]

Donc si quelqu'un veut se séparer de sa femme et se marier avec une autre, il ne lui appartient pas de reprendre sa dot même si elle vaut mille pièces d'or.

Et Allah (Exalté) a ajouté : { Comment oseriez-vous le reprendre, après que l'union la plus intime vous ait associés l'un à l'autre et qu'elles aient obtenu de vous un engagement solennel ? } [Sourate 4 - Verset 21]

On rapporte qu'Ibn Abbas a dit : "L'engagement signifie le contrat de mariage." Il a expliqué les versets par ces propos : "Soit la retenir selon les convenances soit la libérer généreusement."

Dans le prêche du pèlerinage d'adieu, le Prophète a dit : "Recommandez-vous de faire du bien aux femmes, Allah vous les a confiées en dépôts et vous a permis de les approcher" [ Rapporté par Moslim ]

10 - L'interdiction d'épouser certaines femmes avec qui on a un lien de parenté par le sang (al maharim : la parenté de lait - rada' - entraîne les mêmes interdictions que la parenté par le sang .), est un aspect de la valorisation de la femme.

Le Très-Haut (Exalté) a dit :

{ Vous sont interdites vos mères, filles, s½urs, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d'un frère et filles d'une s½ur, mères qui vous ont allaités, soeurs de lait, mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage; si le mariage n'a pas été consommé, ceci n'est pas un péché de votre part; les femmes de vos fils né de vos reins; de même que deux s½urs réunies, exception faite pour la passé. Car vraiment Allah est Pardonneur et Miséricordieux. } [Sourate 4 - Verset 23]


wa salam

# Posté le dimanche 29 octobre 2006 09:02

Modifié le mardi 02 janvier 2007 17:04